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Dernières nouvelles jusqu'au départ le 09/05/2010



Nous quittons Grenade pour Carriacou en compagnie de Joan et Graham, jeune couple d'Anglais voyageant sur un Cata aussi, du nom de Long Reach et aussi de « Clint » autrement dit Roger, skipper dans les Antilles pendant plus de 20 ans . Mer belle , vent à 15 à 20 kts de travers; conditions idéales pour un Outremer qui malgré son ris s'enflamme et ne veut pas être derrière , 35 milles plus tard « iodl » se présente dans « Tyrell bay ». Immense baie bien protégée et trou à cyclone très prisé ici. Une heure plus tard , Long Reach vient planter sa pioche derrière nous et à la VHF me félicite pour ma performance ; il est assez mécontent de son « run » et de son Manta 42 (bouffon!) . Ce soir-là nous mangerons à la pizzeria du Français en compagnie de nos amis. Belle soirée arrosée au « maxi-malt »pour votre serviteur : Pouah!! y en a marre!!! plus jamais un verre de rouge essayez d'imaginer vous comprendrez.....

Le lendemain nous montons sur Hillsborough en nous arrêtons une journée à Sandy Island, banc de sable blanc, eaux translucides, enfin la carte postale quoi !!! .

Le petit village d'Hillsborough est très sympa, avec sa rue principale tout le long de la plage et son animation. Les gens d'ici sont adorables et souriant . Avec notre antenne amplifiée, le wifi est à bord et les enfants aussi du coup! On fait des milles et des milles pour voir de magnifiques endroits et faire de magnifiques rencontres et eux préfèrent se « scotcher » devant un écran et leur « facebook ». En rentrant, je crée une sorte de garderie pour enfants seuls pendant que leurs parents font une virée autour du monde , pas de gros investissements: des canapés, des télés, des ordis, des PSP Ah le virtuel, c'est quand même pas mal, plus besoin de se déplacer!!! tout à porter de clics et de télécommandes ( ce serait, pour moi, mieux des grandes claques que des petits clics).

2 ou 3 jours later, you know, i speak very well english , nous mouvons pour Union Island en face des Tobago Cays et le mouillage de Clifton est un avant goût du genre de mouillage que nous allons enchaîner par la suite . Le village ne vit que du tourisme. Les bimoteurs assurant les liaisons avec les autres îles décollent à quelques mètres de nous et à quelques mètres de hauteur. Leur descente sur la piste vaut le coup d'œil avec le passage sur l'aile entre les collines et le rase-motte au-dessus des habitations

Noël est là , mais je ne le ressens pas du tout, température de 32°, soleil, peu d'animation dans le village. Nous passons un réveillon différent pour chacun d'entre nous ; les enfants sans cadeaux , Souris sans belle tenue et sans champagne, et votre serviteur au bout de la plume sans vin. Malgré cela, nous passons une agréable soirée et le repas préparé par le coq est délicieux.

Les Tobago Cays:

4 îles bordées de sable blanc perdus au milieu des récifs coralliens « le fer à cheval » et protégé par ce dernier de la houle d'est. Mouillage paradisiaque, sûr, encombré en cette saison de bateaux de location, et de tortues (c'est sympa les tortues). 3 jours de plongée sur les tombants au milieu des poissons multicolores, des coraux et des tortues . Des petites bouées roses disposées le long du fer à cheval servent à l'amarrage des dinghies pour ne pas détériorer les fonds « bonne idée » vue le nombre de visiteurs sous-marins chaque année passant par là. Évidemment, pêche sous-marine et ramassage des coraux interdits, Pierre nage avec une tortue en s'accrochant à elle ce qui ne semble pas la déranger trop. (rappelons qu'il préfère facebook).

Nous quittons Les Cays pour l'île de Mayreau à 7 milles à l'est et une heure après nous mouillons dans la baie de Saline et c'est à cet endroit que nous retrouvons les «Faith» Sud-Africains rencontrés au Brésil pendant notre remontée et dont leur fille plaît beaucoup à Pierre, alors là branle-bas de combat pour ce dernier qui part à fond dans la salle de bains en direction du miroir et des pommades contre l'acné. «  Maman, où t'as mis mon t-shirt blanc à manches longues (rappelons qu'il fait 35°).

Ah!! l'amour. Espérons qu'elle partage le même sentiment que lui? Les retrouvailles se passent bien et la visite de l'île se fait en groupe . La plage se noircit de touristes Américains qui débarquent assez régulièrement pour des barbecues parties et retournent ensuite sur leur Paquebot pour jouer au machines à sous durant la nuit en dehors des eaux territoriales. Deux jours plus tard , ensemble, nous mettons le cap au nord pour Bequia (prononcer: Béquoüé). Admiralty Bay, immense baie donnant sur Port Elisabeth, petite ville très branchée où fourmille des tonnes de restaurants et bars tout le long de la plage . Le nombre de bateaux,ici, est assez impressionnant et il faut jouer des coudes pour mouiller confortablement sans risquer de venir cogner les bateaux voisins. Nous décidons de rester là pour passer le réveillon du jour de l'an en compagnie de Mickaêl, Karine, Jessica et Kean (Faith). Une bonne surprise nous attendait : Long Reach, Joan et Graham, nos amis anglais sont là. Autant de bonnes occasions de boire un verre ensemble qui pour moi ont moins d'intérêt maintenant que l'eau est devenue mon seul élément liquide buvable …. Quelle horreur, croyez-moi!!!

Quelques mois auparavant, j'adorais les repas entre amis ou parents, les restos et toutes autres sortes de festivités , maintenant j'aime toujours mais me sens un peu en décalage avec les autres. Je viens de relire et de m'apercevoir de 2 choses, la première, c'est que, n'est pas écrivain qui veut et la deuxième, porte vraiment à penser que j'étais un « gros alcoolique » . Etant assez paresseux, je ne vais pas recommencer à taper tout le texte « imaginez un mec qui tape à la machine avec deux doigts comme mon beau-père préféré ancien policier officiant au bureau des plaintes du commissariat d'Avignon.

Le 10 Avril 2010

Aujourd'hui, nous sommes à St Martin depuis plus d'un mois et l'envie d'écrire se fait de plus en plus rare. En fait, le voyage s'est terminé depuis notre arrivée dans les Antilles . Nous sommes assez désenchantés des îles de l'arc antillais non pas qu'elles ne soient pas belles bien au contraire mais plutôt l'ambiance n'est plus la même ! Ici , les rapports humains n'existent plus, le bonjour d'un bateau à l'autre devient un souvenir et les coups de main encore moins: trop de bateaux, trop de monde, trop de vacanciers heureusement pour nous, nombres de nos amis naviguent toujours à nos côtés et pour nous qui allons rentrer dans un mois , ils resteront dans notre cœur !!

Un merci spécial à Nathalie et Alain de « Lydia » toujours là, même en pleine nuit lorsque l'on dérape, qui ont toujours une solution à un problème qui vous semble compliqué et aussi toujours l'outil qui manque etc... Les enfants et les finances nous obligeant à rentrer le moral n'y est plus trop , personnellement, j'ai presque envie d'être déjà rentré et de repartir sur de nouveaux projets . La maison à trouver, et surtout un job, peut-être un commerce saisonnier dans les Alpes ; ce serait bien de passer de la mer à la montagne, du paysage plat au paysage accidenté et majestueux des montagnes . Bref, comme vous pouvez le constater les projets ne manquent pas mais comme d'habitude le choix sera difficile et le contentement de chacun aussi.

Qui vivra verra, comme dit l'autre !!

Mes parents sont venus nous voir ici, et les conditions étant bien meilleures que l'année dernière au Cap vert, leur séjour s'est très bien passé , je ne me suis même pas engueulé avec mon père. Nous leur avons fait faire le tour de l'île et sommes allés sur St Barth pour s'encanailler parmi les « riches ».

Maurice et Karine de Kappa sont partis sur les Vierges Britanniques et nous attendent mais je suis en train de faire réviser mon système de barre hydraulique et rien est évident car les réparateurs sont tous des guignols qui n'y comprennent rien et vous assurent qu'ils sont les meilleurs.

Je viens de sélectionner quelques photos à vous montrer. Le désordre peut vous décontenancer mais difficile la mission du Capitaine de se rappeler dans l'ordre tous ces bons moments . Évidement, me direz-vous ! Pourquoi n'écris-tu pas tous les jours au moins le gros des événements afin d'avoir la trame, c'est une bonne idée malheureusement le CNED, l'entretien du bateau, la cuisine (pour Souris), les visites aux copains et la sieste ne nous permettent pas de tout faire et les journées ne dure que 24 h. Pour les gens qui nous connaissent, la rigueur et la discipline ne sont pas notre point fort, donc vous lirez et visionnerez en vrac .

Bob et Valérie ont affronté les océans pour nous rendre une petite visite aux Saintes et nous avons passé 15 jours entre Antigua, la Guadeloupe et les Saintes .

Ces dernières sont vraiment très belles et, un peu comme à Porquerolles la circulation se fait très peu en voiture mais pratiquement tout le monde là-bas roule en scooter et les ballades d'une anse à l'autre deviennent simples et pratiques. La population travaille uniquement avec le tourisme ; 3 fois par jour, les visiteurs posent les pieds sur le débarcadère et partent à la découverte de l'île et des petites échoppes . Nous avons eu avec nos potes, information de la vente du Glacier, extrêmement bien situé sur l'axe principal à la sortie du débarcadère . Intéressant, intéressant!!!

Le retour à la dure réalité est proche maintenant et nous commençons à chercher un nouveau challenge pour notre futur atterrissage sur terre. Après avoir vécu dans des endroits de rêve, Souris et moi ne voulons pas nous retrouver n'importe où et pensons que la montagne pourrait bien nous séduire, qu'un commerce saisonnier en station de ski serait un bon compromis (beaux paysages et bon pour le porte-monnaie).

 



Dernières nouvelles: Décembre 2009 et Janvier 2010

 

Grenade et les Grenadines


Nous arrivons à Prickly bay au sud de Grenade, immense baie ou plutôt forêt de  mats à l'horizon droit devant en majorité canadiens et aussi américains . Les formalités sont faites le lendemain de façon très cool dans un petit bureau à l'étage d'une laverie avec le sourire .  Le débarquement en annexe se fait devant le magasin budget marine (paradis du Capitaine privé de manilles, bouts et autres pendant pas mal de temps); derrière le magasin:"Turbulences" une voilerie hi-tech avec accastillage Harken et atelier de réparation. Bref, le paradis quoi!! Nous resterons là une semaine en attendant notre rdv à Grenada Marine pour la remise à neuf de nos 2 coques. Période durant laquelle nous utiliserons les "local buses" pour visiter la capitale St Georges et pour trouver un vrai docteur qui soignera efficacement mes deux oreilles (difficile de bien dormir sans!!).

Donc, le 7 décembre, nous présentons nos étraves devant Grenada Marine à David's harbor. 10 jours de boulot, de grattage, de ponçage et de peinturage (comme disent nos amis canadiens) Je fais réparer le gennaker proprement par Martin responsable du lieu (annexe de Turbulences). Changement du parc de batteries, les prix, ici, sont très attractifs et de toutes les manières les deux ordis et surtout les deux "jeunes" à bord ont eu raison d'elles !!

Nous rencontrons plein de gens sympas comme "Olivier dit le blond" en fin de voyage préparant son bateau à l'hivernage sur terre et nous amenant toutes ses boîtes de conserves "merci Olivier".

Roger dit "Clint", voisin de chantier, skipper dans les Caraïbes depuis 20 ans qui nous donnera les bons spots à voir et aussi les endroits à éviter . Nous nous retrouvons tous les soirs au petit bar du chantier, il règne une ambiance de club, une mini société . Tout ce petit monde se retrouve autour de la "Carib" Doris et Michel son blond, amis Canadiens sont de la partie aussi.

Dès la mise à l'eau de "iod'l", nous n'avons qu'une hâte, aller visiter toutes ces îles enchanteresses pour lesquelles nous avons fait tout ce chemin . Mais avant de quitter Grenade, nous mouillons devant "St Georgisss!!"et prenons les bus locaux pour visiter l'île du côté Est  et Nord; en commençant par Grenville petite ville très animée autour d'un marché animé puis au Nord à "Sauteurs" rien de bien palpitant si ce n'est la "chocolate factory"

Visite rapide car fermé le samedi , le directeur voyant notre tête fut sympa et nous a gratifié d'explications et ouvert ses portes ( je rassure les défenseurs des animaux, nous n'avons pas vu de marmotte plier le papier des tablettes ). Avant de partir , dégustation obligatoire de 60, 71, 82%, un régal les Suisses et les Belges ont du souci à se faire.

Départ de la Guyane et de ses eaux boueuses pour Tobago et la transparence de ses eaux.

Nous quittons les îles du Salut Jeudi matin vers 10 h en compagnie de nos amis Alain et Nathalie du Lydia (caïque turque), et de Pascal et Agnès de Post-scriptum (looping 45) . Le vent n'est pas très fort mais suffisant 10 à 15 kts de travers voire grand largue, donc grand voile et gennaker , installation des deux traînes et prise dans dans la foulée de trois bonites et d'un thazard. Souris s'attelle à la mise en bocaux des filets de thon et nous mangeront le Balthazar à la tahitienne le soir même.

Quand on dit que les eaux de la Guyane sont poissonneuses, ce n'est pas une légende!!Par VHF nous apprenons que les prises vont bon train sur les deux autres bateaux . Nos amis de Kappa, Maurice, Karine et leur petit Mistral ne sont pas du voyage. Karine, ayant été bien mal en point, préfère partir un peu plus tard, s'assurant ainsi de la bonne récupération de ses moyens. Leur destination ne sera pas Tobago mais sa grande soeur Trinidad, rendez-vous pour le carénage à Chaguaramas ; Iodl lui a pris date le 5 Décembre à Grenade …

La nuit se passe bien, nous avions perdu l'habitude de naviguer et sommes un peu dans le cirage (nauséeux). 5 h du mat, j'ai des frissons, je lac....et non pas cette chanson !! non mais un gros grain nous arrose abondamment et pendant 4 jours nous allons naviguer entre grains noirs parfois violents et éclaircies sans vent : à ce train-là on est pas arrivé. Mr Yan et Mar sont de la partie pour essayer de conserver une moyenne honorable . Difficile, même avec un Outremer par vent arrière de 6 kts réels d'avancer a plus de 3 ou 4 kts . 5 jours plus tard , Iodl et Post-scriptum pointent leurs étraves devant le petit port de Scarborough au sud-ouest de Tobago vers 8h du matin , ici rien ne sert de courir, il faut arriver en heures d'ouverture bureau sinon c'est l'overtime et l' amende de 50 TT $ et non US $ (affichage de l'amende dans les bureaux de la douane).


Souris: Les papiers faits, une petite visite de la ville s'impose, quelques courses en produits frais , un passage chez le toubib et oui décidément .. Fred a son oreille gauche bien douloureuse depuis le départ des îles du Salut ; antibios et cortisone et c'est reparti, le souci c'est qu'il ne doit pas mettre la tête sous l'eau alors que nous sommes entourés d'eaux très claires et désirées ...Scarborough, sentiment de tranquillité et de gentillesse des gens d'ici , Super !! et chose rigolote pour nous : le culte du « tuning » des voitures, toutes sont équipées de jantes chromées ( je ne pensais pas que l'on pouvait faire du chrome aussi brillant) .

Nous partons le lendemain pour King's bay à quelques milles de là . Mouillage très tranquille et sympa avec petite plage aménagée possibilité de faire de l'eau gratuitement. Sur la plage , Neil o'Neil vend des légumes , attention nous ne sommes pas dans un rayon de supermarché, il n'a que quelques légumes qui se battent en duel pour venir faire du bateau ….. Fred a sympathisé avec un pécheur qui l'a aidé à récupérer la deuxième ancre qui, à la vase s'était profondément attachée.

Pierre plonge tous les jours avec assiduité, « un peu comme pour les cours », avec le harpon , c'est un véritable poisson qui peut rester dans l'eau des heures durant .

Retour à Fred: 3 jours ici, 3 jours là, et voilà nous repartons un peu plus loin à « Anse batteaux » , le guide nautique nous vante ses mérites, la beauté du site et la tranquillité du mouillage . Devant la plage, le « Blue Waters Inn », bel hôtel et personnel très sympa qui nous propose le wifi et un ponton d'accueil pour les annexes avec eau pour 1TT $ le gallon impérial 4,5l, c'est à dire 10cts d'euro.


La baie doit sa protection aux deux îles au large (1 mile maxi) la première, la plus éloignée « Little Tobago » est une ancienne propriété d'un riche magnat de la presse britannique, qui au début du 20ème siècle à fait venir de Nouvelle Guinée, une cinquantaine d'oiseaux du paradis, qui devant la mode britannique d'orner les chapeaux de jolies plumes colorées, se faisaient massacrer pour leurs beaux atours (plumes de la queue en forme de cœur). Son fils, des années plus tard fit don au gouvernement de T&T de l'île à condition qu'elle reste un sanctuaire pour les oiseaux .

Malheureusement, en 1963, suite au passage d'un cyclone la population d'oiseaux du paradis disparut totalement. Maintenant, l'île reste une réserve bien belle à visiter quand même peuplée de « pailles en queues », de Yellows tails (queues jaunes) de fous de Bassans, de frégates, de colibris etc...

La deuxième île, l'île de la chèvre, un rocher sur lequel une grande maison blanche se trouve isolée et qui pose la question: «  qui pouvez bien habiter là? »et bien je n'en sais rien ! Je ne peux pas tout savoir quand même!!


Quart d' heure philosophique:

Mais, car il y a toujours un « mais », lors d'un voyage en bateau, la recherche des beaux endroits est la principale quête du voyageur; je ne dois pas être de cette nature là. Jour après jour, je réalise une différence notoire entre les différents équipages rencontrés au cours de notre périple. La plupart font un voyage photographique enregistrable sur disque dur (tête ou PC) et peu recherchent le contact avec les autochtones et font l'effort (le problème de la langue ?) de sympathiser avec les habitants des pays traversés . Pensez-vous qu'un pays soit uniquement une série de clichés ? Quant à moi, j'aime le contact et je ne me lasse jamais de blaguer et de sourire même si je sais bien qu'ils nous voient comme des touristes à qui ils pourront soutirer quelques piécettes, je n'en serais pas plus riche ou plus pauvre et passer ce stade, on peut arriver à partager des moments « super »

Comme Souris le disait plus haut, j'ai sympathisé avec « Darron » le pêcheur de King's bay et l'ai invité à bord pour le remercier et lui offrir un coup à boire , nous avons blagué pendant trois heures de nos vies respectives et j'ai retenu de lui qu'il était très heureux de vivre au Paradis et qu'il n'avait pas besoin d'aller ailleurs voir si l'herbe est plus verte. Une sorte de légende au bas de ma photo ... A méditer !!



Les Cybèles ont la bougeotte et décident de remonter au nord-est de Tobago à Charlotteville « rigolote comme nom ». Olivier a grand soif de plongée et de poissons, le veinard n'a pas de problème d'oreilles. Les miennes sont toujours douloureuses et les antibiotiques ne m'ont pas guéris. Depuis une semaine, je me lève à 5 heures et à 6 heures je suis déjà « aspiriné et cortisoné » Petit déjeuner pris (merci Souris pour le pain), gros appétit depuis la pancréatite, une heure de lecture, mots fléchés, mise en page de ce que vous lisez ou bricolage en silence pour ne pas réveiller l'équipage.


Pascal et Agnès et nous, restons encore un jour dans ce petit paradis bien pratique et plaisant. Le soir même , une minute d'annexe et nous sommes en terrasse sirotant un petit cocktail ( de fruit pour votre serviteur) au bar de l'hôtel face à cette magnifique baie , Pierre et Jules profite de la salle de télévision-PC et de la table de ping-pong . Petites recherches sur facebook pour leurs copains qui sont si loin, là-bas de l'autre côté de la mer qu'il y a devant eux !! (Henri Salvador).

Certaines considérations concernant le voyage en bateau sont souvent mises sous silence dans tous les récits que l'on peut trouver en librairie. Ainsi, avant notre départ, nous pensions par excès d'optimisme pouvoir changer notre façon de vivre aisément et vivre à 4 sur ce petit espace clos (avec grand jardin quand même) sans aucune difficulté . Dans notre maison d'Avignon, nous étions toujours ensemble toute la journée mais les enfants se rendaient à l'école , Souris à mi-temps au boulot et moi à la maison à réaliser des meubles contemporains sur mesure. En fait, nous n'étions pas les uns sur les autres , la différence se situe là... Et notre caractère (bon ou mauvais) sur un bateau ne change pas parce que la vie est belle, bien au contraire !

Bref, tout cela pour dire que les rapports humains d'une petite famille standard comme la notre peuvent être mis à rude épreuve par moment et qu'il faut beaucoup de calme et sérénité pour ne pas déborder . Donc si vous avez l'envie de faire un tour sur les flots en famille, pensez-y!

Autre considération qui se doit d'être aborder: l'âge des enfants, 13 et 16 ans pour Jules et Pierre se révèle être trop avancé pour partir, je me rend compte que peu de bateaux copains ont des enfants dans cette tranche d'âge et malheureusement pour mes deux gars, force est de reconnaître qu'ils préféraient leur existence d'avant par moment, je dis bien «par moments» car lors de nos mouillages paradisiaques avec snorkelling, pêche sous-marine, pêche à la traîne fructueuse et visite de l'arrière pays Jules déteste les navigations et Pierre le manque de filles (l'âge oblige).

Les parents que l'on laisse sur le quai, eux aussi peuvent nous traiter d'égoïste. Souvent, en plus de se sentir seuls, charge leur est donnée de s'occuper des divers papiers et problèmes à terre. Bref, grande question : Devons-nous être égoïste? Je n'ai pas de réponse mais je ne veux pas avoir de regrets.

 

Guyane,


Nous sommes là depuis 20 jours, comme le temps passe vite. Ici, nous retrouvons un peu du pays, tout d'abord dans la langue, sur les routes, dans les magasins dont les rayons nous proposent Camenbert, petitchèvre, vin français, yaourts etc...

Les grandes enseignes sont présentes mais les prix plus élevés qu'en métropole du fait du transport.

Au mouillage de « dégrad des Cannes », à Cayenne, nous retrouvons de nombreux bateaux français, qui comme nous passent quelques semaines ici en attendant la fin de la période cyclonique pour remonter vers les Antilles. J aime bien Cayenne, son marché 3 fois par semaine où se mélangent les cultures « amérindienne, chinoise,africaine, mhong,antillaise »


La guyane, c'est l'amazonie avec la forêt et le taux d'humidité élevé ; 2 mois de saison sèche, 8 mois de pluie (attention: rideau de pluie qui passe et laisse place au soleil ensuite )et 2 mois intermédiaires.

Nous partons visiter « Cacao », village mhong situé à 60 kms de Cayenne réputé pour son marché de fruits et légumes et son artisanat . Le plus captivant pour nous est sans nul doute la petite maison en haut d'une colline qui abrite une association « le planeur bleu ». Ne vous meprenez pas il ne s 'agit pas d'une association faisant la promotion de petites herbes ou de petites fumées.... mais du nom d'un papillon « le morpho » très grand et d'un bleu éclatant et différent suivant l'espèce . La personne nous faisant effectuer la visite est un véritable passionné d'entomologie et qui va pendant un heure et demi nous faire aimer ces petites bêtes comme les papillons, mais aussi les mygales, les scorpions etc... Le gars s'exprimait de manière fort compréhensible et intelligible pour les grands et les petits. GENIAL!!!!

Bon, l'ennui sur Dégrad des Cannes vient du fait de sa position éloignée de la ville de Cayenne environ une quinzaine de kms . Ce qui veut dire problème de circulation , pour certains, location de voitures, pour d'autres qui prévoient de rester plus longtemps ; achat d'un petit véhicule pas cher et revente ensuite à un nouvel arrivant en voilier. Et pour d'autres, le stop ou l'emprunt du véhicule d'un copain, chacun se débrouille comme il peut .

Le carbet, est notre prochaine étape mais me direz-vous : «  c'est quoi un carbet ? » et bien je m'en vais vous l'expliquer bande de petits veinards , le carbet est une construction en bois sur pilotis implanté au milieu de la forêt tropicale amazonienne quelques poutres, un plancher, et un toit en tôles vous permettant de suspendre votre hamac et de dormir en jungle en écoutant la nuit nombres de cris d'animaux sauvages tels que les singes hurleurs, les feulements des jaguars (inquiétant tout de même)et aussi le ronflement de vos amis ( Olivier, ne te sens pas visé) . Le carbet est aussi muni d'un espace BBQ ce qui veut dire grillades, apéros et plus si affinités avec votre partenaire.

Avec nos amis de Cybèle nous remontons le Fleuve Mahury sur 7 milles nautiques pour mouiller l'ancre devant le pont ; c'est Stoupan! Très calme et reposant car on peut avoir besoin de se reposer en bateau!!

le lendemain, nous laissons « iod'l » à son mouillage et partons en annexe sur un des bras du Mahury pour nous retrouver en pleine forêt 1 heure plus tard dans le carbet « G » carbet appartenant à l'armée mais qui est accessible aux civiles. Nous nous enfonçons durant une heure dans la mangrove qui se resserre de plus en plus autour de nos annexes. Un arbre est couché en travers à 100 m de l'arrivée aussitôt notre Pierre ,garni du coupe coupe acheté au Sénégal se transforme en Indiana Jones pour un bref moment car, soudain il aperçoit une mygale sur son bras une « matoutou » pas dangereuse si vous ne l'agacez pas , mais toujours impressionnante à voir ( ce sont celles que vous voyez dans Fort Boyard)et des deux spécimens nous ne savons lequels a eu la plus grosse frayeur. Maintenant, Pierre raconte son histoire et à chaque récit la taille de l'araignée augmente ….

Aprés l'installation du camp, nous préparons le feu et les grillades, les instruments de musique sont sortis ; la soirée peut commencer …Hips, hips!!!

Information: le hamac pour la sieste : Super mais pour la nuit : pas terrible!!

Au petit matin, la troupe se réveille et nous découvrons Fred ,mon capitaine plié de douleur à l'écart du carbet pour ne pas nous déranger , « gueule de bois , pensai-je »

Non , la douleur semble empirer et nous sommes complètement désemparer devant notre impuissance à le soulager, « que faire ? ». Par chance, nous entendons au loin le bruit d'une tronçonneuse , ce sont les militaires qui déblaient le bras de rivière par lequel nous sommes arrivés hier et par encore plus de chance une infirmière militaire se trouve à bord de la pirogue . Nous demandons de l'aide et aussitôt cette dernière qui pose une perf à Fred qui va de plus en plus mal et qui est incapable de marcher . Le groupe de militaire le porte dans la pirogue et l'amène à leur base où une ambulance attend et amène Fred aux urgences de Cayenne .

Après auscultation et diagnostic, il penche pour une pancréatite aigüe et se décide finalement, après 12 h d'attente, car il est déjà 17h à mettre mon capitaine sous morphine ouf!!

Après une semaine d'hosto et quelques poches à perf , Fred réintègre le bateau avec quelques kilos en moins et un régime sans gras et sans alcool.

Alors maintenant la parole du Capitaine , je vous le passe.


Remontée vers la Guyane

 

 

Ilha do Lençois


Du 8 au 13 Août dans l'illégalité mais chuttt!!! Petite île et village de pêcheur , la vie ici est rythmée par les marées les pêcheurs ne pouvant sortir qu'à marée haute . Une centaine d'habitants peuple cette île, peut-être plus d'Ibis rouge et d'Urubus (charognard du style vautour) .Nous avons fait des promenades dans les dunes et découvert qu'au milieu de certaines, on pouvait trouver des étendues d'eau douce avec petits nénuphars à la surface. Et aussi un apéritif au sommet de la plus haute pour regarder le soleil se coucher: »pince-moi je rêve ».On a du mal à imaginer au quotidien ce que l'on vit en voyage et tendance à oublier la beauté des lieux que l'on visite .C'est un peu comme à terre , on aurait tendance à se laisser polluer l'esprit par par les petits problèmes de la vie. Sur le bateau, prendre l'annexe lorsque la mer est mauvaise, se faire tremper, débarquer dans la vase et s'enfoncer jusqu'aux genoux, faire son avitaillement dans dans des épiceries-maisons où les rayons sont quasiment vides. Bon, revenons à ce joli village; malgré la beauté , il y a quand même un « hic » les hommes n'ayant rien à faire hormis la pêche s'adonne allègrement à la boisson et il n'est pas rare de les voir avec à la main une bouteille de « Cachaca ». Pas de voitures, pas de routes que du sable …. et des bouteilles vides !!


L'eau est très sablonneuse mais propre, on y voit pas à 10 cm mais cela ne nous empêche pas de nous laver sur la jupe arrière de 'Iod'l », j'aime cette endroit en guise de salle de bains, surtout pour le décor et les économies d'eau, mais aussi la salle de bains reste propre, je deviens de + en + fainéante.


Sao Luis – Ilha de Lencois

130 milles une petite nav tranquille qui se transforme en une navigation de « merde », une nuit difficile. Au départ, nous étions au prés dans une bonne houle pour sortir du chenal, 3 heures et puis on abattra mais malheureusement le vent forçit ,


des grains viennent nous malmener avec leur accompagnement de rafales à 45 nds et comme la loi de Murphy s'appliquent à tout le monde nous n'y échappons pas car le pilote se prend de folie et de manière incompréhensible ne veut plus tenir le cap ? !! Bref, les aléas de la mer quoi! La routine , c'est pénible, on s'ennuierait presque sur un bateau.Finalement, nous arrivons à destination à marée basse vers 13h le moral dans les tongs. Il nous faudra quelques jours de repos pour nous remettre et reprendre un bon moral , je ne veux pas faire peur aux éventuels amateurs de grand voyage mais ce genre d'heures trop longues peut se produire ; à savoir!!


Sao Luis


Escale obligatoire pour faire la sortie car dernière grande ville sur notre route ( nous allons pas sur Bélem) . La paperasserie est la même galère dans tous les pays ; police fédérale, douanes, contrôle sanitaire et Capitainerie (Capitania dos portos), photocopies et tampons, « va et vient » des fonctionnaires zélés qui n'hésitent jamais à vous dire qu'il manque un papier que vous avez oublié au bateau ou que le bureau précédent à garder « sans le faire exprès » . Bref, il faut une sacrée patience la zenitude à fond!! Après une matinée perdue , les papiers sont faits et il ne restera plus qu'aux capitaines le jour du départ à faire tamponner les passeports .

Pour arriver jusqu'ici, nous avons mis 4 jours et 3 nuits et demi car nous sommes arrivés vers 1h30 du mat . Navigation sympa, vent arrière de force régulière 10 à 20 kts mer belle . Beaucoup plus agréable que dans la partie Salvador-Galinhos évidemment plus axée sud-nord et vent d'est . Notre pêcheur « Pierre » nous a remonté une petite bonite qui, transformée en carpaccio et soupe a fait le bonheur de nos papilles. Bravo Pierre !!

L'arrivée sur Sao Luis est interminable: chenal balisé et bien éclairé sans stress même de nuit , marée descendante donc courant dans le nez et peu de vent ; 3 kts max avec deux moteurs et 6 heures à se traîner et à rêver d'une bonne nuit .

Le delta de Sao Luis est extrêmement peu profond entre les bancs de sable et les fonds de vase , nous préférons mouiller avant le « iate clube ». Demain, il fera jour et même à marée haute, c'est pas facile , un petit cata local nous voyant hésiter nous ouvre le chemin « sympa les Brésiliens » nous retrouvons Kappa, qui a toujours une longueur d'avance, est là qui nous attend au ponton , l'unique ponton . Quelques heures plus tard « Iod'l » attaque sa thalasso



bain de boue toutes les douze heures, de quoi se faire une peau douce. Le capitaine attaque lui la boîte de « Lexomil », très inquiet pour ses appendices safrans d'1,30m enfoncés dans la vase . La cure se passe sans problème, mais quand même l'effet est très curieux de ne plus sentir les mouvements du bateau .

Le centre historique de la ville est très agréable, des façades colorées recouvertes de carrelages à motif bleu. Une place ombragée, quelques restos, des bancs de pierre eux aussi carrelés et des boutiques d'artisanat colorent les rues; paréos, hamacs tissus bigarrés .

Galinhos


Magnifique, merveilleux endroit qu'il faut mériter car l'accès est difficile et possible uniquement à marée haute, mais lorsque l'on y entre , la récompense est sous vos yeux , un rio bien abrité, des dunes énormes de sable blanc et un petit village de pêcheurs bien propre et un soleil éclatant qui nous réchauffe tous bien agréablement.

Le lendemain, visite du village sans voitures seulement des carrioles tirées par des poneys et découverte d'une pousada « oasis » tenue par un couple de Portugais qui parle très bien le français , une pousada est donc une maison d'hôtes à la brésilienne qui fait la plupart du temps « table d'hôtes ». Belles ballades de bord de mer sur des kms de sable à faire à pied ou en buggy et dunes qui se transforment en toboggan pour les petits et les grands, ramassage des coquillages et apéros qui suivent le soir avec doigts aillés et huilés . Que c'est bon!!


5 jours à Galinhos et malheureusement nous devons continuer notre remontée, le visa se terminant le 8 Août et devons faire la sortie Douanes et Police fédérale .

Départ de Salvador

le 13 Juillet (second départ après un essai le vendredi non concluant car vent de NE et devons aller au NE avec creux de 4 m) pourquoi se faire du mal et au bateau ?

Donc Lundi matin , vent à l'est et passant à l'e-SE dans les jours à venir , décision est prise de lever l'ancre . Bof, ça commence par 4 heures de bords carrés pour ne pas avancer et nous faire secouer méchamment puis du près dans une mer bien formée avec toujours une forte houle de NE et vent de NE à E qui nous permet de faire du près à 8 kts. Nuit de lundi à mardi pas trop de « pêchous » Mardi idem , en fait nous sommes tous nauséeux et vive le « stugeron ». Les enfants sont couchés depuis le départ et comme d'habitude on entend l'éternel : » c'est quand qu'on arrive « .

Le hublot de sécurité dans le cabinet de toilettes bâbord suinte beaucoup à mon goût et à chaque gros coup de vague sous la nacelle , la cloison joue et écarte le dormant du hublot laissant l'eau entrer plus qu'il ne faudrait … inquiétude à bord , j'étaie le hublot avec une planche et des manches à balais coupés appuyés sur ce que je trouve de suffisamment solide. Décision est prise de s'arrêter à Macéio , par vhf je contacte Kappa qui est quelques milles plus avant et qui décide de faire demi-tour et nous escorter au cas-où . Merci à Maurice et Karine , nous arrivons à Macéio à 7h du mat , petit port de pêche bien abrité mais pas très beau avec surement l'eau la plus sale rencontrée jusqu'à présent. Le débarquement ne se fait que par l'intermédiaire d'un passeur « Carlinho », petit bout d'homme adorable maniant sa barque à la godille comme un dieu, qui nous apprendras à Maurice et moi, en vain!!! Réparation faite deux jours plus tard nous repartons , direction João Pessoa , entre Recife et Natal . Première nuit, deux « saildrives » et bien deux filets de pêches un pour chaque pas de jaloux et comble le moteur tribord désamorcé. Le moteur nous sert à remonter les batteries car quand le temps n'est pas ensoleillé les panneaux solaires ne sont pas suffisamment efficaces et les nuits grosses consommatrices d'énergie, avec le radar pour les bateaux et les grains (averses diluviennes et vent fort). Nous attendons le matin pour réamorcer le moteur tribord et heureusement les moteurs Yanmar sont de conception simple et pratique à réparer dans leurs cales assez spacieuses . Le ciel est bouché et se confond avec la mer, plus de vent à 30 milles de l'arrivée donc moteurs ; le chenal d'entrée se voit à peine dans cette atmosphère grise et humide pour dire vrai plutôt maussade. Arrivons vers 5 heures à Jacaré



petite marina tenue par un Français : Philippe . L'endroit nous rappelle la Casamance , avec ses Rios très larges et ses mangroves animées d'une faune riche. Nous resterons 4 jours à nous reposer et à bricoler sur le bateau , blagués sur internet avec la famille et les amis , faire des courses à « Carrefour », non vous ne rêvez pas , j'ai bien dit « carrefour » .

Plus loin sur la berge, toute une flopée de petites boutiques d'artisans et de restaurants qui, comme partout au Brésil nous font grâce de leurs musiques du type « forro » et même un petit plus à Jacaré car tous les soirs à 17h au coucher du soleil, la vedette local vient nous interpréter le boléro de Ravel et en entier!!!! Maurice et moi « dures de la feuille » n'en pouvons plus . Nous avons rencontré des Africains du sud sur un petit cata aussi Mickaël , Karin, Jessica et Kean , petit apéro sur iodl tous ensemble, soirée sympa, les enfants sont du même âge que les nôtres et devinez? Jessica à le même âge que Pierre et ce qui ne gâte rien blonde et mignonne .

Mais , malheureusement il nous faut continuer notre route et devons nous dire au revoir (nous les retrouverons en Guyane) .

 

Départ de Lençois

le Jeudi 13 Aout à 14h30

 

 






 

Mangue Seco et Praïa do Forte

Le 10 Juin 2009, nous avons loué une voiture pour partir en vacances, ah, ah!!. Vous allez penser que nous sommes gonflés de dire cela; mais quitter le bateau quelques jours, c'est pas mal de temps en temps.

Fred avait peur de ne plus savoir conduire au bout de 10 mois sans prendre le volant, mais il est toujours aussi bon conducteur et ici, il vaut mieux l'être. Les brésiliens conduisent assez vite, surtout les bus et les piétons ainsi que les vélos font n'importe quoi. Mais ce qui nous différencie d'eux, c'est qu'eux savent trés bien où ils vont ce qui n'est pas notre cas, Salvador est une énorme ville tentaculaire avec une banlieue trés étendue.

Les directions ne sont pas bien indiquées et nous nous sommes arrêtés à de nombreuses reprises pour demander notre chemin. Les personnes interrogées ont pris le temps  et fait des efforts pour nous comprendre et nous indiquer la bonne route, ils sont sympas ces brésiliens et trés cools.

1ere escale: Praïa do Forte


Coin un peu trop touristique à notre goût, belles plages, piscines naturelles à marée basse. De nombreuses boutiques et restaurants, toujours les mêmes. Une nuit dans une trés belle pousada " la pousada dos artistas" un peu chère mais bon de temps en temps, le luxe, ça fait du bien . Il ne manquait qu'une moustiquaire aux fenêtres; nous avons nourri tous les moustiques du coin durant une nuit et même pas un petit merci!! le lendemain, visite d'une fondation de protection des tortues, c'est magique de voir toutes ces tortues d'aussi prêt, mais c'est un peu triste de les voir en captivité. Mais on nous explique bien, que les tortues sont péchées accidentellement et qu'elles sont soignées, baguées puis remises en liberté. Ils aident aussi à la reproduction, récupèrent les oeufs, puis les petites tortues sont mises en sécurité et relâchées après quelques semaines leurs donnant plus de chance de survie.

2ème escale: Mangue Seco


200 kms plus loin sur la ligne verte, longue route droite longeant la côte et suivant le relief nous faisant monter descendre comme sur un manège. 7 kms de piste plus loin, on arrive à un embarcadère rudimentaire, 20 minutes de lancha rapide et nous arrivons sur l'île. Couvertes de dunes énormes de sable blanc et fin comme de la farine et bordées de cocotiers

Pier Salvador
Petite marina familiale, ici on est comme à la maison.


Sandoval, le responsable des lieux, est un amour. Il prend les besoins de chacun en charge et se plie en quatre pour nous, il est là 7j/7,connait le prénom de chacun, les âges des enfants, leurs passions, il parle Anglais et fait de gros efforts en Français. Le prix pour le bateau est raisonnable, c'est 40 réals par jour. A la marina, il y a une boutique avec toute sorte de pièces détachées, du matos d'occase, une salle internet et parfois même une connexion sur iod'l.


Un espace atelier avec une machine à laver (10 réals), un bar restaurant avec un plat du jour à 7 réals, tenu par « iota »magnifique brésilienne au sourire ravageur, des jus de fruits frais (sucos de frutos) pour 1,5 $reals (0,50 ctm d'euro).


Et même un hamac (prononcer: édjé) dans lequel je suis installée pour écrire.


Bon il est vrai que la marina est excentrée et qu'il faut 20 mn de bus pour le centre de Salvador, mais nos besoins ne nous y mènent pas tous les jours. Et quelle tranquillité, nous trouvons un peu de tout dans les petits commerces.

L'eau n'est pas super "clean", mais on est très à l'abri, et Iod'l ne tire pas sur ses amarres comme c'est le cas à la marina du CENAB.

Nous avons profité de notre séjour pour faire quelques travaux : petits rivets + tuyaux pour la récupération d'eau de pluie, faire coudre une bande anti-uv sur le génois que l'on ne pouvait pas laisser à poste sans cette protection.

Faire des rallonges à notre bimini afin de profiter de plus d'ombre au mouillage.

Sans oublier, que Fred a vendu notre moteur d'annexe pour en racheter un d'une plus grosse cylindrée, ainsi que la mise à jour du site.


 

Morro suite


Lorsque l'on se pose dans un lieu pour quelques semaines, on le découvre sous toutes ces facettes, moins éblouis par la beauté du site, on apprend à connaître les habitants et les rapports humains prennent plus d'importance.

Le premier à entrer en contact avec les autochtones fut Pierre notre « grand », qui lors d'un cours de surf a fait la connaissance avec un jeune argentin de 25 ans, Gabriel, un personnage très attachant qui vit depuis trois mois sur l'île avec sa compagne  Daniela .


Ces deux jeunes ont la pêche!! ils ont décidé de prendre en gérance une « baracca » sorte de paillotte « la vida boa », sur la plage n° 1. Nous les avons aidé avant l'ouverture aux divers préparatifs et à la décoration du lieu.



La journée d'inauguration a attiré beaucoup de monde, Pierre à la plonge voir photo pour preuve, et oui, il sait faire la vaisselle!!!!

Nous avons aussi rencontré « Dice » la propriétaire de la barraca et proprio d'un restaurant « Dice & dix »Lors d'un repas chez elle, elle nous a présenté Stéphane le propriétaire du plus bel hôtel de Morro; l'hôtel Portalo. Personnage élégant, intéressé par le récit de nos aventures. Lui aussi aime la mer et a le projet d'acquérir un multicoque . Le dimanche suivant, à l'occasion de la fête des mères « maes dia » petite rose accompagnée d'un poème et repas champêtre, le tout avec un petit rosé de Provence (hic!!!, c'est le capitaine qui écrit), fut une très belle journée. Merci encore Stéphane !

Nous avons rencontré Thomas, un allemand qui est arrivé par la mer il y a une trentaine d'année, et n'est jamais reparti. Il a investi dans des terrains en bord de plage, a construit lui-même sa maison aux formes arrondies « style igloo » qui se rejoignent (années 60) Sa femme Mara nous a accueillit avec gentillesse pour la visite de leur maison.

Jules étudie ses cours tous les jours. Les après-midis, nous faisons des balades quand il ne pleut pas, car pendant trois semaines, il est tombé beaucoup d'eau.

Nous avons passé de longues journées à bord sans pouvoir sortir, le moral des troupes dans les chaussettes (surtout mon « papa »).

Pierre a beaucoup progressé en surf, maintenant il se met debout et parvient a faire quelques figures. Il est super content et frime en promenant sa planche sur la plage.

Pour moi les même occupations énormément de lecture, de l'espagnol (je ne suis pas vraiment douée, et l'apprentissage des langues est un travail laborieux qui ne porte pas encore ses fruits, au grand désespoir de Fred qui se fout de moi quand je baragouine mon « Anglofrancoespagnolobrésilien », sans oublier le langage des mains qui met d'une grand utilité, je vous laisse imaginer.

La cuisine, un grand moment de solitude, c'est pas toujours évident de trouver des idées avec le presque rien des rayons des magasins.

Les cours du CNED occupent mes matinées et le ménage du bateau les petits temps creux qui restent dans mes emplois du temps surchargé.

Iod'l est beaucoup plus petit que le hangar et tellement pratique d'entretien « aaah les Outremers que du bonheur.

Nous avons passé 3 semaines à Morro, il est temps de repartir, nous voulions descendre un peu plus au sud vers Camamu, mais la pluie et les vents contraires nous donnent plus envie de rentrer sur Salvador.

Nos amis, les Namasté sont à Ribeira, à la Marina Pier Salvador depuis deux semaines, nous allons les rejoindre.

 

 

Morro de Sao Paulo


 

Morro de São Paulo


Nous sommes sortis de la baie de tous les saints pour descendre au sud à environs 40 miles et entrés dans un rio, à l'embouchure duquel se situe un petit village très pittoresque et accueillant, accroché un un cap montagneux de roches sablonneuses. Le mouillage est tranquille et magnifique si ce n'est que les lanchas passent toutes les demi-heures et nous chahutent allègrement, heureusement la nuit la circulation s'arrêtent et nous dormons bien. Pour débarquer sur l'île, un long ponton nous tend ses poteaux de béton et toute une faune de « taxis brouette « , (ici pas de voitures) tout est amené en brouette par les carretadores, nous attend pour nous aider à amarrer le dinghy n'oubliant pas au passage de nous réclamer quelques réals.

Le seul véhicule de l'île est un tracteur servant à amener des matériaux pour les nombreuses constructions, servant également au ramassage des poubelles ce qui nous à fait penser pour ceux qui connaissent à Porquerolles.

Quelques mots sur la navigation, pour JF en particulier, 5 heures de vent de travers à 15 noeuds sous un beau soleil donc une moyenne de 8 nds, mer belle, Bref une journée comme on les aime... Iod'l était ravi de tendre ses voiles et de nous promener en toute tranquilité avec à ses côtés son Kappa (ils sont ensemble, mais gardez le pour vous!! ), Namasté et Mitus nos amis les monos sont du voyage aussi. Pierre est avec Francesco sur Mitus et découvre les joies du Mono avec la gîte. Il ne sera même pas malade!!!

Nous avons passé 2 jours sur Morro pour commencer, très touristique malgré que nous soyons déjà en automne. Nous n'avons aucun mal à imaginer la folie qui doit régner sur l'île en pleine saison. Les 5 plages de l'île nommées ainsi : la première dédiée au surf et habitée de 4 paillottes, la deuxième (voir photo) image type cocotiers, sable blanc, chaises longues et Caïpirinhas vous tend les bras, les trois autres sont immenses et plus sauvages .

Finalement, nous quittons Morro pour nous avancer plus avant dans le rio à Gamboa, petit village traditonnelle sans grand intérêt si ce n'est les prix qui sont plus bas.


Pour le mouillage, la profondeur varie bizarrement, allant de 40m à 3m due au courant important des marées. Difficile de trouver sa place!!

Un peu plus loin, sur les rives, le village de Galéaõ beaucoup plus vivant et sympathique

exemple: le jour où nous avons demandé à deux jeunes filles des infos sur leur village et qui nous ont carrément fait faire le tour, nous montrant fièrement les différents quartiers, l'école, l'hôpital, le collège etc.... Ici, de nombreux pécheurs de crabes entre autre donnent aux femmes un sacré boulot; le « dépiotage » des petits crabes dont la chair servira à la préparation de la Mocheca, plat traditionnel bahiannais.


Nous passerons une semaine là-bas, puis retournons nous encanailler à Morro,

 

les Namasté repartent sur Salvador accueillir leur parents venus les voir pour une quinzaine de jours. De nouveau, nos « Outremers » Kappa & Iod'l se retrouvent ensemble et chacun s'organise à sa manière Maurice et Karine inscrivent Mistral à l'école , il apprend le brésilien et se fait des petits amis. Il est aux anges, le petit démon. Notre ami italien « Francesco » nous quitte et vogue vers le sud , vers l'Uruguay et l'Argentine nous lui souhaitons bon courage car maintenant les vents proviennent principalement du Sud-est.

La Chapada Diamantina


 

Diamantina, diamants, et oui, dans cette région on trouvait des diamants il y a quelques années, mais ce n'est pas ce qui nous a attiré dans le coin, mais plutôt, les rivières, et cascades très nombreuses, les grottes et les montagnes qui ressemblent à celle de l'Arizona.

Nous sommes partis huit jours (en vacances!!!!) et avons laissé Iod'l pour la première fois. Il était bien gardé au mouillage d'Itaparica. Pour se rendre à Lençois qui est la ville au centre de la Chapada, il nous a fallu prendre un taxi 20 mn jusqu'à la Lancha, bateau qui nous dépose à Salvador 45 mn, puis taxi 15 mn pour la gare routière , et enfin 7 heures de bus jusqu'à Lençois. Toute une expédition, sacs à dos bien chargés, nous voilà partis pour une semaine de marche et de belles balades.

Nous sommes deux familles, les « Namasté » nous accompagnent, Ivan, Sandrine, Hugo(10 ans) Victoria(7 ans). Nos amis de Kappa ne sont pas du voyage, il ont un rdv avec des amis à Sao Paulo et vont en profité pour visiter Rio.

Nous nous sommes trouvés une pousada(sorte de gites ou maison d'hôtes) de rêve, une grande maison avec beaucoup de caractére et de charme, un grand parc, des oies, paons, chat et même des Lémuriens dans les arbres, pour les enfants, un vrai paradis.

Paolo le propio et Renata sa compagne, adorable tous les deux, nous ont même invité à partager une épaule d'agneau au barbecue, c'est comme ça que je me suis retrouvée dans la grande cuisine du resto de la pousada guidée par le chef. Je serais bien restée pour une saison, mais mon capitaine bien qu'il me trouve un peu pénible par moment, n'envisage pas la vie sans sa souris. (Trop belle cette phrase qui disparaitra sans doute lors de la mise en page). « pas de bol, c'est souris qui a tapé le texte cette fois-ci » .

Pour être sur de ne rien rater dans le secteur nous avons pris un guide pour deux jours. Un guide qui parlait anglais, mais nous sommes tombés sur les deux jours du mois où il n'avait pas envie d'en placer une. Il nous a donc promené dans son 4x4, la première journée fut pénible, beaucoup de choses à voir en peu de temps, ballade très touristique et sans aucune explication. Le deuxième jour plus sympa, nous sommes montés jusqu'au départ d'une cascade, la Fumaça 400 m de hauteur, point de vue très impressionnant surtout pour Fred qui a une peur bleue à chaque fois qu'une personne s'approche du vide. Ce fut une superbe ballade, une heure de montée avec un dénivelé important (style escaliers) puis une heure plus facile , les enfants se sont régalés, même pas mal, « ils ont la forme nos petits ».

Après l'expérience avec Marco notre guide « muet », nous nous sommes débrouillés seuls. Le matin cours du CNED, puis pique-nique au bord de la rivière, nous avons découvert un lieu trop beau avec cascades et piscines naturelles à 45 mn du village, que du bonheur!!!.

Le soir, les rues de la petite ville sont très animées et colorées, les restos sortent leurs tables et les rues étroites se transforment en terrasses.

La musique est partout, les jolies Brésiliennes toutes plus belles les unes que les autres, passent et repassent, provoquant de terribles torticolis à nos hommes .

Pierre est tombé sous le charme d'une serveuse du resto « Maria Bonita » où nous avons donc mangé trois fois, mais il n'a pas conclu, pas facile la barrière de la langue, bien qu'il travaille son portugais, je pense que nous ne lui avons pas laissé assez de temps sur place.

Donc, resto tous les soirs (100 réals pour 4 = 33 euros). Pour la pousada 105 reals par jour et par famille avec un super petit dej, la vie n'est vraiment pas cher ici et on en profite. Il ne tient qu'à vous de nous rejoindre, un billet d'avion et hop...

La nuit il y avait souvent des orages, et une nuit, un éclair a frappé la pousada, juste à l'heure où notre copine Sandrine se rendait au pipiroom (en fait à l'extérieur). Aveuglée et terrorisée, la pauvre a cru sa dernière heure arrivée. Il lui fallut plusieurs heures pour se calmer et réaliser ce qui venait de se passer. La foudre a tapé la chambre des propriétaires qui le lendemain matin complètement à l'ouest nous ont montré les dégats occasionnés : toute l'installation électrique avait fondu et explosé arrachant les gaines des murs et les interrupteurs .
Nos "vacances" sont maintenant terminées et nous avons retrouvé note "iodl" et nos potes de Kappa . Nous partons vers le Sud mais pas trés loin, une centaine de milles maxi .

Le Brésil, le carnaval, la baie de tous les saints …



Maintenant 20 jours que nous sommes arrivés, enfin des nouvelles.... Vous n'allez pas me croire , mais nous sommes très occupés et les journées défilent à une vitesse folle. Bon, ok, ce n'est pas une raison, on ne vous oublie pas et pour preuve la suite de nos aventures.




Deux semaines passées à la marina de Salvador de Bahia où nous avons retrouvés de nombreux bateaux français déjà croisé durant notre voyage. Salvador était l'endroit incontournable pour vivre le carnaval et s'apercevoir que les brésiliens vivent ces quelques jours à fond et sont quasi en transe pendant ce laps de temps. Le carnaval attire des milliers de personnes acteurs ou spectateurs, déguisés ou pas les hommes en femmes, les femmes en hommes suivant tous des énormes camions transformés pour l'occasion en char « hyperwattés ». Au sommet de ces camions, juchées sur des podiums, des vedettes brésiliennes ou africaines font danser les foules ou plutôt la foule . Pour nous, touristes facilement reconnaissables à notre peau bronzée et nos doigts caressant nos tympans, nous avons pu vivre le carnaval en restant tout de même sur nos gardes . En effet, la foule est tellement dense qu'elle en est impressionnante et surtout oppressante. De plus, dans les cohues quelques personnes malveillantes n'hésitent pas à vous faire les poches et vous délester de vos Réals ( se promener avec le minimum sur soi et sans objets de valeur du style montre, collier et bracelets). Sinon, pas de violence, J'ai fait une petite crise à Fred car je me suis sentie perdue et étouffée au milieu de la foule , pendant que lui, dansait sur les airs Brésiliens.

Ce soir-là, Pierre avait été invité par une jeune brésilienne Julia rencontrée au bar du iate clube (lire yacht club) où elle était employée comme serveuse durant les vacances scolaires. Il a bien sûr accepté son invitation et a passé une super soirée en compagnie de Julia et ses amies. Julia parlait parfaitement l'anglais et Pierre a dû faire quelques efforts mais le voyage a du bon pour les enfants pour au moins ce genre de petites choses pratiques. Le Portuguais, c'est plus difficile cela ressemble à l' Espagnol parlé avec l'accent Suisse. Ici, l'accueil est bon, mais les Brésiliens sont assez réservés et ne nous abordent pas spontanément, c'est à nous de faire le premier pas. Nous faisons une orgie de fruits depuis notre arrivée, ananas, mangues, bananes et maracudjas.... ceux-ci sont pratiquement donnés ( 2R$ l'ananas: 0,50€). Tous les midis les brésiliens travaillant en ville mangent rapidement dans des churascarias, sortes de restos selfs où l'assiette est pesée, pour nous 4 nous payons 35 R$ soit 12€ .

Le matin, le soleil se lève à 5h30, nous environ vers 7h, après le café, petit bain dans une eau déjà chaude 28°, petit déj pour les enfants (énorme pour notre Juju salade de fruits brioche, Pierre tartines grillées et confiture ). Après avoir rempli les estomacs, c'est au tour des têtes et la scéance du CNED peut commencer. Travail très sérieux jusqu'à 10h30, heure de la récrée, où tous les enfants se retrouvent pour une petite heure de jeux d'eaux sur le ponton en marina et sur la plage si nous sommes au mouillage. Ayons une petite pensée pour les lycéens ou collégiens dans le froid de l'hiver français!!!!! Puis suite des cours jusqu'au repas .


 

Actuellement, nous naviguons au moteur dans la baie jusqu'à Itaparica, petit village sympa avec plage à marée basse pour beacher les bateaux (poser le bateau sur le sable pour nettoyer les coques). Nous vivons toute la journée en maillot de bains t° de 30° à 35° et le soir nous rencontrons les autres bateaux et partageons nos bons plans et des fois même des caïpirinhas ( Fred n'en boit plus, imaginez pourquoi!!!)



Escapade sur le Rio Paraguaçu

Cap Vert fin et traversée


Nous avons fêté les 4 ans de Mistral, Kappa avait été décoré pour l'occasion en bateau de pirates avec le capitaine « tochet » . Mistral était aux anges, de plus la présence de ses grands parents ajoutait du bonheur à sa fête.

Puis le départ des parents, les pincements au coeur, et le gros pincement aux tripes à la pensée de la grande traversée qui s'approche . Personne n'ose le dire, excepté le capitaine, mais la tension monte .

Gérard, l'ami de Maurice arrive pour faire la traversée avec eux, quand à nous ni Bob ,ni Jérôme ne viendront, tant pis pour eux ! Nous mettrons les enfants à contribution pour les quarts.

Voilà, Dimanche 25 Janvier, avec vent et houle assez fort, nous partons ….Les deux premières journées sont sportives, on avance bien 200 milles par jour mais la mer est forte et la houle nous malmène causant à nos estomacs quelques noeuds. Puis cette dernière se calme et nous nous amarinons peu à peu. Les enfants sont souvent relax avec un bouquin, Pierre surveille la canne et c'est grâce à lui que nous nous régalerons de deux belles bonites une troisième ayant bénéficié de ma clémence quand à sa taille trop petite.

Au cinquième jour, rencontre avec le pot au noir, nous aurons l'occasion de le fréquenter durant 4 jours mettant nos moteurs et « nos oreilles » à rude épreuve. Le côté positif du moteur est l'énergie à gogo, films, ordinateur, lumière, dessalinisateur, même si nos habitudes d'économies nous empêchent d'en abuser.

La chaleur est étouffante, aussi lorsque les grains tombent et rincent le bateau, nous profitons de la fraicheur occasionnée et de la douche naturelle. Mais, méfiance les grains sont quelques fois accompagnés de vents violents .

6ème Jour : Passage de l'équateur 0°00'000 N ou S... au moteur et offrande obligatoire à Poséïdon consistant à verser à la mer un peu de notre pitance et de notre breuvage. Donc mon petit Frédopauvre nous avons débouché ta bouteille (voir photo ci-après) et fait boire un verre de Pommard à notre ami Poséïdon mais pas trop quand même!!! Nous avons bien pensé à vous , les amis .

La chaleur, maintenant, nous accable 40° sous le bimini du bateau. Fini les quarts de nuit en veste, vive le maillot de bain! Le vent nous pousse trop doucement et le capitaine est désespéré , ses réglages n'y changent rien.

Mercredi 4 Février 2009, dixième jour de traversée mais aussi mon anniversaire 40 ans . « t'as fait quoi pour tes 40 ans ? » pas grand chose, j'ai traversé l'Atlantique et l'Equateur !!

Comme dirait quelqu'un qu'on connait : « elle est pas belle la vie? » . Plein de messages de la famille et des amis par l'intermédiaire du téléphone satellite.

"clicquez sur le lien suivant pour voir le diaporama:http://picasaweb.google.fr/frederic.pacqueu/PhotoPierreAtlantique?authkey=Gv1sRgCJaR5PXQo5muJg&feat=directlink

Les nuits sont partagées en 4 Pierre (alternativement avec Jules) de 21h à 24h, moi de 24h à 3h, Fred de 03 à 06 h, et Jules ou Pierre de 06 à 09 h . Cela se passe pas trop mal , pendant le quart des enfants un adulte dort toujours dans le carré et ils ont pour consigne de nous réveiller au moindre problème changement de vent , de force du vent , vision au radar d'un bateau ou d'un grain...... Nous sommes arrivés à Salvador Da Bahia le dimanche 8 Février à 16 h après deux semaines de traversée et beaucoup d'émotion . Nous avons un peu de mal à réaliser ce que l'on vient de faire . Je suis très fier de mon capitaine et de ma petite famille. A la marina nous étions très attendus par nos amis de Kappa et Cybèle , Kappa étant arrivés un jour et demi avant nous passage plus à l'ouest mieux négocié du Pot au Noir. Les capitaines parlent bateaux et de leurs performances boutades à l'appui, les femmes de leurs enfants et les enfants de la pêche et rejouent ensemble avec plaisir .

Désormais, nous sommes tous « Chevaliers » titre que l'on obtient au passage de l'équateur, donc on vous laisse pour le moment et va fêter cela en buvant moultes caïpirinhas.

Escale du Cap Vert


Cela a été très dur de quitter la Casamance, rendez-vous était pris avec les grands-parents de nous retrouver pour 10 jours là-bas. A la même date, Karine et Maurice recevait aussi leurs parents.

Nous avons donc fait route vers ces îles à environ 400 milles à l’ouest de l’Afrique avec atterrissage sur Praïa sur l’île de Santiago.

C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons retrouvé GP et GM à l’aéroport. Ils étaient fatigués par leur voyage qui avait un retard de plusieurs heures, mais somme toute heureux de nous revoir, 5 mois depuis notre départ de France. Ils avaient dans leurs valises des tonnes de bonnes choses à manger (merci Maman)

et aussi des anecdotes à nous raconter, les potins quoi !!

Le mouillage à Praïa, c’est pas super, la houle est quasi permanente, sinon la ville est correcte avec un avantage pour nous Français, un Leader Price !!!

Donc, pour se rendre en ville, descendre l’annexe et se rendre au port, là, une nuée de gens vous aborde pour vous proposer de surveiller votre moyen de locomotion la bagarre entre eux commence et vous êtes obligés pour les calmer d’en choisir un qui sera votre gardien personnel (moyennant un petite rétribution cela va de soit).Ce problème résolu, vous hélez un taxi facilement (on dirait qu’ils vous attendent) et lui faites comprendre que vous connaissez les tarifs sinon gare environ 200 escudos ou 1,80€ . La ville ne nous laissera pas un souvenir indélébile, en effet, ni l’architecture, ni les boutiques n’ont de particularités

Le lendemain de l’arrivée des parents de Fred, on décide de partir au nord ouest de l’île, à Tarrafal,


six heures de navigation plus tard et quelques six heures de frayeur plus tard (belle-maman) nous arrivons dans un mouillage beaucoup plus sympa ; petites plages de sable, barques de pêcheurs de toutes les couleurs, montagnes volcaniques de couleur jaune, petits restos du style paillote mais aucun ponton pour débarquer les parents et une houle toujours présente. Je vous laisse donc imaginer les baignades fortuites de Grand- père et les éclats de rire qui s’en suivaient.

Et pour Grand-mère, les choses se compliquaient au passage de l’annexe à iod’l ; en effet, la houle étant forte et l’annexe assez basse, je vous laisse imaginer !! Mais ils y sont arrivés et à leur âge, ce n’est déjà pas si mal.

Tout cela pour dire que chaque sortie était une expédition commando et que par conséquent, nous avons fait quelques parties de scrabble.

A Tarrafal, nous avons eu de nombreux problèmes de mouillage car les fonds étaient recouverts de gros blocs de pierre volcanique autour des quels, la chaîne ne demandait qu’à s’enrouler allégrement, et donc réduire la flexibilité du mouillage et le confort. Nous avons essayé à plusieurs reprises différents endroits et au cours d’un changement ; un bruit sec et une bonne secousse !! Le bateau libre comme l’air (ou plutôt comme l’eau). La chaîne venait de casser, sans doute à force de raguer sur les rochers. Passons sur ce moment difficile où les noms d’oiseaux marins ou non fusent, Heureusement, notre super Capitaine Fred avait déjà mis en place une ancre de secours et avec l’aide de notre Maurice et de son annexe, ils récupèrent l’orin accroché à l’ancre et la remonte avec la chaîne ( orin : cordage noué à l’avant de l’ancre qui remonte avec l’aide d’une bouée à la surface indiquant de cette manière où se trouve la pioche et surtout, permet de la soulever quand elle se bloque). Notre Delta était saine et sauve, ouf !!

La Casamance     "proche du paradis"

Dimanche 21 Décembre 2008 et oui déjà l'hiver qui pointe le bout de son nez, nous sommes en Casamance depuis quelques jours Changement de décor, après 24 h de navigation sans problème nous entrons dans ce fleuve magique, sans problèmes, j'ai oublié de vous parler du filet de pêche à la sortie de Dakar . Nous l'avons accroché avec notre hélice bâbord heureusement les pêcheurs ont pu plonger et couper le gros filin mais ça nous a coûté un petit billet....Le dessalinisateur a eu du mal à démarrer pour finir par s'arrêter en se mettant en alarme. Le loch (speedomètre) lui aussi a refusé le combat et toutes ces pannes dues à la propreté de l'eau à Dakar qui a fortement sali les coques de "iodl" et donc bouché les entrées d'eau servant ces instruments.

Nous venons de retrouver deux bateaux copains Cybèle et Hocus Pocus (Manon), les garçons sont très heureux, il y a des enfants à bord. Les villages qui bordent le fleuve très large sont tout simplement très beaux avec plages de sable fin, palmiers couchés, baobabs énormes remplis de pain du singe (fruits que les enfants picorent à longueur de journée) et imposants fromagers .

Premier mouillage sans clapot mais avec un courant important dans un calme délicieux excepté le chant des oiseaux de la savane des hérons, des pélicans,etc... Cette nuit-là , le courant a fait décrocher l'ancre de Kappa qui au matin s'est retrouvé sur un banc de sable plus bas . Les deux capitaines ont oeuvrés toute la matinée s'aidant de la marée montante pour dégager Kappa ; à midi ce dernier retrouvait son élément sans bobo OUF!!!!!

A la pointe St Georges, les habitants ont été super accueillants, (il paraît que ici c'est comme ça partout).

Nous leurs avons demandé de tuer un cochon pour nous, nous l'avons acheté, ils nous l'on cuisiné. Les quatre équipages ce sont retrouvé pour déguster de la bidoche, la salive à la bouche, il faut dire qu'on ne mange plus de la viande très souvent.

Et là, c'est la grosse déception, la viande est très rare sur les os, la chouan d'un est grillée. Heureusement que chacun

 

Dakar

 

Dans l'anse de Hann se trouve le CVD, à savoir le Cercle de Voile de Dakar , endroit sympa du style camping avec douche, petit bar associatif et plein de "spécialistes" en tous genres, capables de vous dépanner de presque tout . ainsi Diego le voilier qui nous a remis les poulies de ris en bordures de grand-voile ( coutures loin d'être faciles à réaliser vu l'épaisseur de la voile à cet endroit ) Merci Diego maintenant fini les bosses de ris qui pètent en pleine nuit .

Petite précision: de l'autre côté du clavier si vous remontez le long des bras vous arrivez au sublime visage de Stee...euh! de Fred car Souris écrit sur papier et moi je tape sur les bambous !! Donc de temps en temps, je rajoute quelques commentaires que tous mes potes pourront reconnaître .

Beaucoup de marins de partout s'arrêtent ici avant de partir soit sur le Cap vert soit descendre vers la Majestueuse Casamance et que l'on soit allongé dans les hamacs à l'ombre des bougainvillées ou au bar buvant une "gazelle" bière locale, tout le monde donne ses infos sur les choses à faire et à ne pas faire à Dakar. Les jours passent tranquillement, déjà 12 jours que nous sommes là, en attente de notre titre d'entrée provisoire de 6 mois au Sénégal . Nous devons le récupérer dès que , bureaucratie Sénégalaise oblige, aprés être passé dans tous les bureaux de la direction des douanes et dans les mains de tous les fonctionnaires "Zelés". De plus pour ralentir un peu le mouvement ; nous sommes à la veille de "Tabaski" Fête trés importante pour les Musulmans, qui se doivent  d'acheter un mouton pour la famille plus ou moins cher en fonction du porte-monnaie de chacun . Rappelons que beaucoup de Mulsulmans ont 2 à 3 femmes et donc 2 à 3 moutons à acheter; un budget important pour de nombreux musulmans .Donc , l'activité dans les bureaux est au ralenti et nos papiers en suspens entre 2 bureaux...

Sinon nous allons tous trés bien et Pierre revit car il a rencontré Manon , une jeune et jolie bretonne de Vannes qui accompagne ses parents depuis 6 mois sur un monocoque acier nommé Hocus Pocus , malheureusement ses parents ont leurs papiers et vont aller en Casamance .Nous la retrouverons peut-être ....

Les enfants travaillent tous les matins à bord quand la mer est calme (c'est le cas ces jours ci ) l'après-midi à l'ombre, confortablement installés dans les hamacs pour la lecture, cela va faire rêver certains écoliers.

Leur travail est à jour, même si je me met en colère certaines fois; les cours commencent à 8 h jusqu'à 12 h . Dans la baie, l'eau est très polluée, non loin se déverse les égouts de Dakar qui nous gratifie d'une douce effluve. Impossible de se baigner, ne pas tomber à l'eau sous peine de démangeaisons  et surtout ne pas faire marcher le dessal, donc économie d'eau maximum . Heureusement, le CVD nous propose les douches et de l'eau à bidonner (ha,ha,ha!!!) Filtrage obligatoire!!

Dakar: visite à pied de la ville à déconseiller , nous sommes harcelés par les bana-bana, des gars qui veulent nous amener voir leurs quartiers et nous saôulent pour acheter des petites peintures ou autres sculptures en tout genre .. Fatigant!!!  Evidemment ils touchent leurs coms . Au bout de 2 h, on reprend le taxi et nous rentrons au CVD. Dakar est une grande ville où foumille des milliers de personnes dormant dans la rue, vivant de petits boulots, et une ville aussi trés sale : pas de traitement des déchets, pas de tri, juste des tas que l'on brûle en permanence ( inutile de vous parler des odeurs dans certains quartiers ).

N'Gor: petite île au nord de Dakar on y accède par pirogue et en quelques minutes on débarque sur des plages propres et non polluées, Nous avons trouvé un petit resto sympa à la décoration très africaine (masques, peintures, couleurs)


Pour nous sortir du CVD , la semaine dernière nous sommes allés à la piscine d'un grnd hotel de Dakar, le Mariott's. Alors là, grand luxe, buffet à volonté au bord de la piscine. Mais le luxe, ça se paye !! Bon une fois de temps en temps , on en mourra pas!!

Nous avons mangé, mangé, mangé, notre estomac nous suppliait d'arrêter. Des heures de digestion en perspective, je suis allongée dans le cockpit, la t° est de 30° à l'ombre, le soleil n'est pas trop brulant sur ma peau halée ( ça, c'est pour faire râler les copines ).

La traversée des Canaries vers le Sénégal.

Première journée, la mer est calme, très peu de vent, il fait même chaud. Pierre a mis la ligne et à remonté une dorade coryphène,il a battu le record officiel sur iod'l que je détenais depuis notre départ. Elle était magnifique 70 cm, avec de nombreux reflets de toutes les couleurs, nous l'avons partagé avec kappa, nos deux bateaux se sont rapprochés, la mer étant calme, nous avons pu leur envoyer un morceau de notre prise. Ce soir là, les deux équipages se sont régalés(au four avec oignons, tomate, citrons, vin blanc, et quelques aromates, il me reste toujours mon pot de basilique et de romarin depuis la grande Motte un énorme bisou à ma petite maman...)

Pour notre première nuit, les enfants ont partagé nos quarts, Pierre avec moi et Jules avec son père.


Deuxième journée, la mer est un peu agitée et le vent souffle par l'arrière et il faut rester vigilant car les risques d'empannage sont présents.(Empennage : grand-voile passant violemment d'un bord à l'autre sans crier gare)

Les enfants s'acclimatent tout doucement, les estomacs sont encore fragiles, chacun mange à son rythme ce dont il a envie. Les conditions météo de la journée nous ont permis d'envoyer le spi pour la première fois (ou spinnaker, voile d'avant qui se fixe sur les étraves et qui se gonfle avec le vent arrière, propulsant tranquillement notre bateau. C'est une voile fragile, très légère d'une surface impressionnante (le notre fait 140m2) et souvent de couleur vive ; comble de l'élégance pour iodl , il est rouge .... La manoeuvre est une réussite .

Troisième journée, mer agitée le matin sur vent arrière et au près dans l'après-midi, puis plus rien, 3 heures de moteur. Les journées passent assez vite, les enfants lisent beaucoup mais refusent de travailler, ils ont du mal à prendre un stylo en navigation et ont vite mal au coeur, serait-ce un prétexte? en tous cas ils savent et sont conscients du retard qui s'accumule et qu'il faudra bien finir par rattraper..

Le vent s'est levé dans la soirée, arrière . C'est une nuit de repos pour les enfants, nous assurons les quarts seuls donc si vous comptez bien  cela fait un demi chacun . Fred a du mal a dormir, nous faisons donc des quarts assez courts, ce ne sont pas les quarts les plus récupérateurs mais le bateau bouge un peu, la mer tape sous la nacelle et la bôme a une fâcheuse tendance à vouloir faire sa vie seule. Tous ces bruits nous empêchent de dormir , il est 4 h du matin, les heures passent lentement , il me tarde le lever du jour.

Quatrième jour: toujours vent arrière qui nous demande une surveillance de tous les instants, l'équipage s'habitue à la vie à bord et au rythme des quarts.

Cinquième jour: Il commence à faire plus chaud, la navigation est de plus en plus agréable, nous restons malgré tout viglant car nous sommes sur une route de cargos qui ne sont pas toujours ravis d' avoir à modifier leur cap pour éviter de petites embarcations à voile comme nous. Nos amis de Kappa ont eu à deux reprises une sacrée frayeur en voyant arriver sur eux sans raisons apparentes, ces énormes masses d'acier toujours très impressionnantes la nuit .       

Nous nous préparons à notre dernière nuit, et oui!!  nous arrivons déjà demain dans la matinée à Dakar .La nuit est chaude et tranquille, nous n'avons pas vraiment sommeil ; l'excitation à l'idée de découvrir le Sénégal.

Mercredi 26 Novembre : Nous arrivons à Dakar , les pécheurs au large sur leurs barques très colorées longues et étroites nous saluent en nous montrant leurs prises. Nous mouillons  dans l'anse de Hann , il y a là une 40aine de bateaux , nous reconnaissons Téoula , un autre 45 Outremer parti de la Grande Motte cet été, les Outremers sont toujours contents de se retrouver, ils frétillent de la jupe arrière.


Dernière étape au Maroc : Agadir

Nous avons passé une semaine à la marina d’Agadir, son aménagement est récent. La ville n’a rien de fabuleux, elle est très étendue, n’a pas de quartier ancien, car elle a été en partie détruite en 1960 par un tremblement de terre. Cette étape à été un peu plus longue que prévu car, Maurice le capitaine de Kappa nous à fait un bon petit rhume qui l’a mis KO quelques jours. J’en ai profité pour me rendre chez le coiffeur, alors la coupe cela peu aller mais la couleur : noir !!!pas tout à fait ce que j’avais demandé. Les enfants et le capitaine ont beaucoup ri.


Nous partons un mardi matin avec un vent de 15 nds environ à 120°. La mer est formée et la houle importante, nous la prenons de travers. Fred pendant notre séjour à Agadir a confectionné un système pour que l’on puisse récupérer de l’eau à la sortie du déssal pour la mettre en bouteille. Cette eau sera propre à la consommation, et nous ne devrons plus charrier des litres de flotte jusqu’au bateau. (A ce Fred, un génie. Il n’a pas encore planté de pieds de vigne sur Iod’l, nous devons donc continuer à porter les bouteilles de vin !!!)

La difficulté dans le remplissage des bouteilles d’eau, c’est que pour faire tourner le dessal il

faut être en mer, donc en navigation, l’opération se situe dans la coursive tribord juste avant la salle de bain. Pour remplir une bouteille cela prend environ trois minutes, comme le bateau bouge il ne faut pas la lâcher. Je vous laisse faire le calcul pour 20, arrivée à la dixième je suis sortie du bateau   en courant avec la nausée pour la journée. Le fonctionnement est à améliorer, mais c’est le pied de boire sa propre production.

Nous avons bien avancé à 10, 11 nds durant toute la journée, avec des vents favorables, et commençons à prédire une arrivée vers midi le lendemain à Graciosa petit ile du nord des Canaries à 220 M.

Je prends le premier quart vers 22h30, le bateau marche bien, nous avons réduit la grande voile (pris un ris) histoire d’être plus tranquille pour la nuit. Le capitaine s’installe dans le carré, sur les fauteuils, les enfants sont dans leurs cabines, prêts pour la nuit. La nuit est belle, une petite lune nous accompagne, les bateaux sont rares, fini les pêcheurs Marocain nous sommes loin des côtes à présent.

Tout aller bien jusqu’à ce que le pilote se mette en alarme et que le bateau ne suive plus sa route. J’étais à l’extérieur, j'ai pris la barre mais pas moyen de refaire partir le pilote.  » FRED !! FRED !!!!!!je pense que le pilote est en panne ».Notre capitaine à peine endormi est tiré des bras de Morphée et n’en crois pas ses yeux. Après avoir essayé de réinitialiser, de trouver si le problème ne venait pas d’un fusible il a bien fallu ce résigner : « nous allons barrer jusqu’à Graciosa  ».


Alors me direz vous tenir la barre c’est plutôt sympa sur un voilier. Oui mais pas plusieurs heures à la suite sans pouvoir la lâcher une minute, et garder un cap ce n’est pas si simple, les barres hydrauliques sont très molles. Mais bon après 17h de barre, nous sommes enfin arrivés. Un peu fatigué, l’équipage a retrouvé Kappa qui nous attendait depuis quelques heures.



 

Notre escale à Essaouira .

J’ai beaucoup aimé Essaouira avec son port de pêche qui est resté dans son jus. Toutes les petites barques bleu bien rangées. Les énormes navires de pêche sombres font penser à des  vaisseaux fantômes, ils sont très impressionnant, ils sortent par tout les temps.

Ce petit port accueille les bateaux de voyage, mais pour nous en cata ce n’est pas possible, nous sommes trop large. Nous avons donc mouillé devant  la plage prés de la digue du port. Ce mouillage était très inconfortable, la houle et le vent très violent par moment. Pour ce rendre en ville, ce n’était pas facile, rien que pour monter et descendre de Iod’l , toute une aventure. Un soir de retour d’une virée au souk, le petit Mistral est resté suspendu quelques secondes (une éternité pour ses parent) aux filières (câbles  qui font le tour du bateau et qui sont là pour empêcher les chutes à la mer). Pendants que l’annexe avec  ses  parents à l’intérieur monter et descendre au- grés de la houle. Plus de peur que de mal, c’est qu’il est costaud notre petit Mistral. 

La petite ville d’Essaouira est très romanesque. Les ruelles colorées par les vendeurs de tissus et d babouches. Ici les gents ne sont pas pénible, ils nous  laissent entrer et sortir des boutiques sans essayer de nous vendre la totalité de leur fond  de commerce.


Non loin du port une multitude de petits stands nous attire, ici on peut déguster le poisson que l’on choisi, simplement grillé. C’était délicieux (surtout les sardines un régale).Fred s’est offert une superbe Rolex (bien marchandée) mais le problème c’est qu’elle est plutôt de la taille du poignet de Jean-François que j’embrasse au passage. Les amis, j’espère que vous allez tous super bien, pas un jour ne passe sans une pensée pour vous.  

Descente sur Gibraltar

C’est après deux jours et deux nuits de mer que nous arrivons à Gibraltar !! Enfin....


Nous retrouvons Kappa avec beaucoup de joie,  nos deux équipages ont de nombreuses choses à se raconter depuis le mois d’Août.

Les adultes et les enfants (et notre ado) partent dans de longues discussions,  Maurice, Karine et Mistral  nous attendent au mouillage depuis quelques jours. Il faut dire que la halte à Gibraltar est symbolique mais pas très commode. Il faut nous rendre en annexe jusqu’à une marina où nous pouvons nous stationner (5€) puis marcher 15minutes  jusqu’au bus qui nous amène enfin à Gibraltar.

Après passage de la douane et contrôle des passeports, nous sommes chez les « britishs ». Quelques cabines téléphoniques, boîtes aux lettres semblent avoir été déplacées de Londres et s’être égarées là, la rue principale se résume à un alignement de boutiques de liqueurs, cigarettes détaxées et pour les plus riches de bijouterie.

Nous sommes arrivés Dimanche matin, et après 2 jours de repos, nous partons pour le Maroc, mais faux départ, tout le monde revient se placer dans les starting-blocks,  le vent de face et les courants de marées nous dissuadent,  de plus Kappa a un problème à sa grande voile qui s’arrache au niveau des œillets de prises de ris (pour les initiés), la prudence nous invite à retourner au mouillage. Un peu déçu nous patientons jusqu’au jeudi pour aller visiter Ceuta en face, enclave espagnole sur la côte marocaine.


Gros brise-lames à l’entrée du port et digues à l’intérieur,  petite visite de la ville sympa avec un grand Zara où les filles ne manquent pas de nous entrainer. Le lendemain matin vers 6h, le vent se lève et forcit rapidement,  ce sera une journée très éprouvante, le vent souffle régulièrement à 45 kts avec des pointes à 56 kts.  Nous amarrons les bateaux solidement,  amarres doublées,  pneus accrochés sur les jupes arrières  car la houle nous rabat sur le quai. Pendant 24 heures nous veillons, attendant que le vent veuille bien se calmer. Ce soir-là, jour anniversaire de Jules nous mangeons le gâteau d’anniversaire sur Kappa et  plouf me voilà à l’eau, il me semblait que la jupe de Kappa était plus proche, Fred et Maurice m’attrapent au vol et me sortent de l’eau manu militari avant que la houle renvoie le bateau sur le quai et risque de me faire une taille de guêpe (que tout ceux qui me connaissent, savent que j’ai déjà). Mais ce n’est pas tout, Maurice sort son annexe et m’amène sur Iodl , je me change, et Fred et moi retournons sur Kappa, évidement le moteur de l’annexe nous fait sa mijorée et décide de nous lâcher au milieu du port avec 45 kts et deux rames, nous hurlons et prions pour qu’on nous entende, le courant nous entrainant rapidement dans l’avant-port . Je n’ai jamais ramé aussi fort de ma vie, heureusement Pierre et Maurice nous entendent et viennent en bout de jetée ainsi que les gardes de la Guardia civile. Tant bien que mal, nous accostons dans les derniers mètres de la jetée et je saute sur le quai, ouf !!! Nous l’avons échappé belle.

Traversée du  continent  vers la Corse

Départ de Porquerolles après avoir récupéré Bob et Matt qui passeront une petite semaine à bord.

On a levé l’ancre mardi matin à 5 heures, pas de vent, nous avançons lentement au moteur (9 heures à 5.5Kts) .La traversée s’annonce longue. Le vent s’établit enfin à 15 nœuds. Grand moment d’émotion avec la visite des dauphins qui se rapprochent de nous uniquement lorsque nous sommes à la voile. Puis le vent a forci avec des rafales allant de 15 à 25 kts, jusqu'à 37 nœuds et évidement au  près.  Malgré 2 ris dans la grand-voile  (demandé avec autorité…) nous avons subi la mer qui nous a quelque peu mal menés  jusqu'à notre arrivée, Iod’l au près à 12 nœuds et en pointe à 15 nœuds (le chantier nous ayant dit d’aller plus vite que 10 nœuds au près Peut-être qu’un 3° ris aurait été plus sécurisant et moins mauvais pour le bateau) . Le Capitaine a assuré à la barre pour sa première traversée, surtout lors de l’approche de Calvi où les rafales étaient particulièrement sournoises. L’arrivée de nuit fut une réussite mais un peu angoissante, merci à nos amis de Kappa et de Littorine  pour nous avoir attendus  et éclairés dans cette nuit noire dans le port de Calvi… 

Après  une bonne journée de repos, nous avons des invités sur Iod’l, la  famille des Outremers  se retrouve.

Jeudi  départ pour St Florent, nous allons nous mettre à l’abri d’un coup de vent prévu par la météo.        

Arrêt obligatoire et baignade sur la plage de Saleccia, puis St Florent, la ville est très sympa, nous l’avons retrouvée avec plaisir, nous avions passé en 2006 des vacances de terriens avec nos Amis Fred & Marie-France (bisous les amis). La baie à l’extérieur du port est vraiment très sale, de nombreux objets flottants identifiables (sacs plastiques, bouteilles ….)

Dimanche nous levons l’ancre et prenons la direction de Maccinaggio, superbe petit port  de pêche du nord de la cote Est, mouillage idyllique sable blanc et eau claire. Le soir Bob et Matt ont pris le ferry que nous avons pu voir partir installer à la table d’une petite paillote sur la plage (dur le départ pour ces deux là, on se fait bien vite à cette vie qui a un goût de grande vacances).

Après deux jours de calme, nous décidons de partir pour l’Ile d’Elbe, île Italienne au Nord Est de la Corse. Il parait que c’est un petit paradis.

Nous  avons eu du vent 25 nds mais presque de face, la traversée n’a pas était agréable, les moteurs étaient nécessaire.

Les enfants sont souvent couchés dans leurs cabines et ont peur d’être malade,  la position horizontale  leur va bien,  mais dans l’ensemble ils sont toujours aussi heureux de notre décision  partir sur les flots.

Cinq jours de mauvais temps qui nous bloquaient à Porto Ferraïo nous ont fait regretter notre petit détour, bien que la ville soit très intéressante nous étions attendus dans le golfe de Sagone par J-F, Sonia, José, Céline, Thierry, Carmelle, Joseph, nanou, Meigane, léa, Cloé, Léna, Clara, Louna, Quentin, Léo, et Eva autant dire, très attendus.


La Grande Motte, le 19 juillet 2008

 

Vingt jours que nous vivons à bord de IOD’L ,le déménagement du loft étant organisé depuis longue date, les cartons prêts et orientés soit chez Clo (merci encore pour le stockage de nos biens si précieux), soit sur le bateau . L’envie de tout prendre avec nous était  forte, mais  il y a des choix à faire car la capacité de charge d’un outremer 45 est de 2400 kg.

 

 Depuis notre arrivée, les moments en famille sont plutôt rares, Jules est parti une semaine avec son ami Arthur au Mas Auric dans les Cévennes (« tu comprends maman c’est la dernière fois avant longtemps … »)

Pierre a eu la visite de son ami Guillaume dont les parents ont choisi de  passer une semaine de vacances au camping de la G.D.M., il a fait la fête tous les soirs inutile de vous dire que nous ne l’avons pas beaucoup vu ces jours la .  

Nous avons de nombreuse visites, famille (même Mounette ), amis (nombreux, très nombreux, c‘est ça la popularité des Pacqueu) tous très curieux de découvrir notre nouveau lieu de vie, il faut dire que cela fait tellement longtemps que nous les bassinons avec notre projet de voyage, combien de soirées passées à rêver des mouillages paradisiaques où ils pourront peut être nous rejoindre pendant leurs vacances.

 

Fred s’occupe de la préparation du bateau (dessalinisateur, réparations en tous genres), et il y en a des choses à faire sur notre embarcation qui n’est pas bien vieille mais qui a manqué d’amour et d‘entretien au féminin.

 

Notre équipage n’a donc pas eu beaucoup de temps pour s’amariner, et se former aux manœuvres de bords au grand désespoir du capitaine.

 

Lundi matin, direction Avignon pour récupérer Jules qui a un r d v chez l’ortho, petite visite à la banque et retour dans la soirée .Fred et Marie-France viennent passer quelques jours avec les enfants, puis à la fin de la semaine nous attendons la visite de Jérôme et Bob nos coéquipiers pour la transat .

Les journées sont bien chargées et passent à une vitesse folle, nous nous couchons un peu fatigué, mais chaque réveil se fait avec le sourire et en pleine forme.

Avignon le 03 avril 2008                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

J'aurais préféré Elisabeth, ou Souris (pour les intimes)mais je pense que le capitaine devait être dans un mauvais jour lors de la configuration du site.  Bon c'est pas très important,ce qui compte,c'est que notre rêve devienne enfin réalité, mais où en sommes nous...Alors pour tous les curieux qui nous lisent nous avançons à petits pas vers le grand départ, Fred sera sur IODL début juin pour faire connaissance ,pour les petites améliorations et installations pour notre vie à bord. Les enfants et moi même resterons à la maison jusqu'à la fin de l'année scolaire.



    

 






                           

 

 


 



 

 

 

 


 

 

 

 

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